EST C’QUÉ TOU TÉ FOUTES DE MOI ?

On me corrige encore pour mon français, et je l’accepte toujours avec humilité. Mais parfois les règles de grammaire que l’on m’explique me font réagir comme le brave Général du Le Fil à la patte, avec sa réplique que j’adore : « est c’qué tou té foutes de moi ? » qui suit :

Le Général.— Voilà !… Il m’est dour, allez ! surtout quand yo pense à la sandale d’hier !

Bois-d’Enghien.— La sandale ? Qu’est-ce que c’est que la “sandale” ?

Le Général.— Eh ! la sandale qué vous l’avez fait Loucette et vous chez Madame Duvercher.

Bois-d’Enghien.— Ah ! “le scandale”, vous voulez dire ! Vous dites la “sandale”, s, c, a, ça fait sca, ça ne fait pas sa !

Le Général, le prenant de haut.— Bodigué ! est c’qué tou té foutes de moi ? Tout à l’heure yo l’ai dit “squeptique”, vous disse “sceptique” ! bueno. Maintenant yo dis “sandale”, vous dis “scandale”… (Menaçant.) Bodégué !

Bois-d’Enghien, sur le même ton.— Général ?

Le Général.— Prenez garde !

Bois-d’Enghien.— Et à quoi donc ?

Le Général, se calmant subitement.— Bueno ! yo vous disse maintenant vous allez raccommoder avé Loucette.